Un audit Qualiopi vérifie que les pratiques de votre organisme respectent réellement le Référentiel national qualité (RNQ). Sur les 3 ans de certification, vous passez un audit initial, un audit de surveillance puis un audit de renouvellement. Leur durée dépend notamment de votre chiffre d’affaires formation, des catégories d’actions concernées et de vos sites.
Le vrai sujet, ce n’est pas la quantité de documents. Vous devez pouvoir démontrer que vos pratiques respectent les exigences du référentiel, sur les dossiers que l’auditeur choisira dans son échantillon. Préparer l’audit consiste donc moins à accumuler des modèles qu’à rendre vos pratiques et vos preuves cohérentes, accessibles et vérifiables.
Comment se déroule un audit Qualiopi ?
La certification Qualiopi est délivrée pour 3 ans par un organisme certificateur que vous choisissez librement, accrédité ou autorisé par le Comité français d’accréditation (Cofrac). L’audit repose sur le Référentiel national qualité et suit les modalités fixées par l’arrêté du 6 juin 2019.
Le cycle comporte trois audits :
| Audit | Quand ? | Où ? | Objectif |
|---|---|---|---|
| Initial | Avant la certification | Sur place | Vérifier les indicateurs applicables à votre activité |
| Surveillance | Entre le 14e et le 22e mois | À distance, sauf exceptions | Contrôler le maintien de la conformité et certains indicateurs ciblés |
| Renouvellement | Avant l’échéance du certificat | Sur place | Repartir sur un nouveau cycle de certification |
Avant l’audit initial, le certificateur recueille notamment votre SIREN, votre numéro de déclaration d’activité (NDA), les catégories d’actions concernées, une description de votre activité, la liste de vos sites, votre organigramme et votre dernier bilan pédagogique et financier (BPF).
Vous joignez également une déclaration sur l’honneur indiquant que vous n’avez pas conclu d’autre contrat de certification pour les mêmes catégories d’actions et que vous n’avez pas subi de refus ou de retrait de certification depuis moins de 3 mois.
Le certificateur vous transmet ensuite un plan d’audit précisant le périmètre, les personnes à rencontrer et les indicateurs concernés.
Le jour J : l’auditeur ne contrôle pas un « dossier vitrine »
Une réunion d’ouverture est une pratique courante. Le déroulement de la journée est présenté, puis arrive un moment décisif : l’auditeur communique l’échantillon d’actions qu’il va examiner.
Imaginez que votre organisme ait réalisé plusieurs sessions au cours de la période. Vous avez préparé avec soin le dossier d’une formation récente, parce qu’il est particulièrement propre. L’auditeur ouvre son échantillon et choisit une autre session. Il vous demande comment le besoin a été analysé, comment les objectifs ont été évalués, puis souhaite voir les preuves correspondantes.
C’est là que se joue une grande partie de l’audit.
Vous ne savez pas à l’avance quels dossiers seront retenus. Tous doivent donc pouvoir raconter la même histoire : celle de pratiques réellement appliquées.
L’auditeur travaille par entretiens, vérification de documents et, lors des audits sur site, observations. Les indicateurs peuvent être parcourus dans l’ordre ou regroupés par thème. Une même preuve peut répondre à plusieurs exigences.
Ce n’est pas à l’auditeur de deviner que vous êtes conforme. C’est à votre organisme de le démontrer.
Des documents, oui. Mais surtout des pratiques
Un modèle de questionnaire de satisfaction ne démontre pas que vous recueillez réellement les appréciations. Une procédure de relance ne démontre pas qu’elle est utilisée lorsqu’un stagiaire décroche. Un document intitulé « veille réglementaire » ne suffit pas si aucune pratique ne permet d’en montrer la réalité.
La conformité se juge sur la mise en œuvre réelle, pas sur la simple présence d’un fichier dans un dossier.
C’est aussi ce qui rend les préparations de dernière minute inconfortables. La veille de son audit, un dirigeant cherche les questionnaires de satisfaction d’une session terminée depuis plusieurs semaines. Il retrouve le modèle vierge, quelques réponses dans sa boîte mail, mais pas de suivi consolidé. Le problème n’est pas qu’il lui manque un joli document. Il lui manque une preuve claire de ce qui a réellement été fait.
À la fin de l’audit, une réunion de clôture est couramment organisée pour présenter les constats et les éventuelles non-conformités. Les conclusions, datées et signées par l’auditeur, sont ensuite notifiées selon la procédure et le délai propres au certificateur.
Combien de temps dure un audit Qualiopi ?
La durée d’un audit Qualiopi n’est pas choisie arbitrairement par l’auditeur. L’article 4 de l’arrêté du 6 juin 2019 fixe une durée de base qui dépend du chiffre d’affaires formation, puis des suppléments selon les catégories d’actions et les sites concernés.
| Chiffre d’affaires formation | Initial / renouvellement | Surveillance |
|---|---|---|
| Moins de 150 000 € | 1 jour de base | 0,5 jour de base |
| De 150 000 € à moins de 750 000 € | 1 jour de base | 0,5 jour de base |
| 750 000 € et plus | 1,5 jour de base | 1 jour de base |
À cette base s’ajoutent les suppléments liés aux catégories d’actions.
Pour un audit initial ou de renouvellement entre 150 000 € et moins de 750 000 € de chiffre d’affaires formation, chaque catégorie ajoute 0,5 jour. À partir de 750 000 €, les actions de formation, les bilans de compétences et la validation des acquis de l’expérience (VAE) ajoutent chacun 0,5 jour, contre 1 jour pour l’apprentissage.
Pour la surveillance, les organismes sous 750 000 € n’ont pas de supplément pour les actions de formation, les bilans de compétences ou la VAE, mais l’apprentissage ajoute 0,5 jour. À partir de 750 000 €, chaque catégorie ajoute 0,5 jour.
S’ajoutent encore 0,5 jour par site échantillonné et, lors de la surveillance, 0,5 jour pour un nouvel entrant.
Le temps réglementaire de l’audit influence naturellement son prix. Si vous souhaitez construire votre budget sur le cycle complet, notre article sur le coût de la certification Qualiopi détaille les postes à prévoir.
Premier audit : ce qui vous attend
L’audit initial intervient avant la délivrance de la certification. Une fois le contrat et les pièces reçus, le certificateur propose une date dans les 30 jours calendaires.
L’audit se déroule dans les locaux de l’organisme. Si vous ne disposez pas de locaux dédiés à la formation, le lieu est convenu avec le certificateur.
L’auditeur examine tous les indicateurs applicables à votre activité. Cela ne signifie pas que vous devez créer un document différent pour chaque indicateur : une même preuve peut servir à démontrer plusieurs exigences.
Vous débutez et n’avez encore presque rien réalisé ?
« Sans formation déjà réalisée, impossible de passer Qualiopi. » C’est faux.
Le référentiel prévoit le cas du « nouvel entrant » : un organisme dans sa première année d’activité ou qui démarre une nouvelle catégorie d’actions.
Pour les indicateurs 2, 3, 11, 13, 14, 19, 22, 24, 25, 26 et 32, l’audit initial vérifie alors que le processus est formalisé. Sa mise en œuvre réelle sera contrôlée lors de l’audit de surveillance.
C’est pourquoi la surveillance d’un nouvel entrant porte sur tous les indicateurs applicables et dure une demi-journée supplémentaire.
Audit de surveillance Qualiopi : délai, contrôle et préparation
L’audit de surveillance Qualiopi intervient entre le 14e et le 22e mois suivant l’obtention de la certification. Dans le cas général, il se déroule à distance.
Il ne s’agit pas de refaire mécaniquement l’audit initial. L’auditeur contrôle au minimum les indicateurs qui avaient fait l’objet d’une non-conformité lors de l’audit initial, ceux qui ne tolèrent que des non-conformités majeures, ainsi que les indicateurs 1, 17 et 19. L’indicateur 3 s’ajoute si votre organisme prépare à une certification professionnelle.
Pour un nouvel entrant, la logique est différente : la surveillance vérifie la mise en œuvre des processus qui avaient seulement pu être formalisés lors de l’audit initial. Elle porte alors sur tous les indicateurs applicables et dure 0,5 jour de plus.
Une mineure oubliée peut revenir plus lourdement
Prenons un organisme qui reçoit une non-conformité mineure lors de son audit initial. Il transmet son plan d’action, obtient sa certification, puis reprend son activité. Les mois passent. La correction reste sur une liste de tâches et personne ne vérifie vraiment sa mise en œuvre.
Arrive l’audit de surveillance.
L’auditeur revient sur ce point. Si la non-conformité mineure n’est pas levée, elle est requalifiée en majeure.
Une mineure ne doit donc pas être traitée comme une remarque secondaire. Elle n’empêche pas la certification au départ, mais elle doit être corrigée et suivie.
Liste de contrôle avant la surveillance
- Reprenez les non-conformités relevées à l’audit initial et vérifiez que les actions prévues ont réellement été mises en œuvre.
- Assurez-vous de pouvoir démontrer les pratiques liées aux indicateurs obligatoirement contrôlés en surveillance.
- Si vous étiez nouvel entrant, préparez les preuves de mise en œuvre des processus qui avaient seulement été formalisés lors de l’audit initial.
- Gardez les dossiers des actions accessibles : l’auditeur travaille à partir d’un échantillon représentatif.
- Vérifiez que vos preuves correspondent aux pratiques réellement appliquées, et pas uniquement à des modèles de documents.
- Si votre audit se déroule à distance, organisez l’accès aux documents nécessaires pendant l’échange.
Audit à distance : dans quels cas ?
L’audit initial et l’audit de renouvellement ont lieu sur place. C’est l’audit de surveillance qui se déroule normalement à distance.
Quatre situations font exception : un signalement conforme aux règles de réclamation du certificateur, une analyse de risque issue de l’audit précédent, l’échantillonnage de sites pour un organisme multisite ou une demande de l’organisme.
À distance, le principe du contrôle ne change pas. Vous devez toujours démontrer vos pratiques à partir des éléments demandés et des dossiers retenus dans l’échantillon.
La préparation documentaire devient simplement plus concrète : mieux vaut savoir immédiatement où se trouve une preuve plutôt que de passer l’entretien à parcourir des dossiers ou des répertoires.
Ce que l’auditeur cherche réellement à vérifier
Le Référentiel national qualité compte 7 critères. Jusqu’au 31 octobre 2026, il comprend 32 indicateurs, dont 22 communs à tous les prestataires et 10 spécifiques à certaines activités.
Les sept critères couvrent :
- l’information du public ;
- les objectifs et l’adaptation des prestations dès leur conception ;
- l’accueil, l’accompagnement, le suivi et l’évaluation ;
- les moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement ;
- la qualification et le développement des compétences des personnels ;
- l’inscription dans l’environnement professionnel, dont les veilles, le handicap, la sous-traitance et les partenaires ;
- le recueil et le traitement des appréciations et des réclamations.
Tous les indicateurs ne s’appliquent pas à toutes les activités. Certains concernent spécifiquement les centres de formation d’apprentis (CFA), la VAE, l’alternance, les formations en situation de travail ou les organismes préparant à une certification professionnelle.
Ce qui change au 1er novembre 2026
Le référentiel passe de 32 à 33 indicateurs à partir du 1er novembre 2026. Les 7 critères restent inchangés.
Le nouvel indicateur, réservé à l’apprentissage (CFA), concerne un dispositif d’évaluation des contenus et des enseignements par les apprenants, distinct de l’enquête de satisfaction, et destiné à nourrir l’amélioration continue. Pour les actions de formation, les bilans de compétences et la VAE, aucun indicateur ne s’ajoute.
D’autres évolutions concernent également plusieurs indicateurs : l’indicateur 1 proscrit toute mention trompeuse, l’indicateur 12 intègre la prévention des violences, du harcèlement et des discriminations, et l’indicateur 27 demande de tracer la conformité des sous-traitants dans les contrats.
Le texte ne prévoit pas de disposition particulière pour les audits en cours. Pour un audit organisé après le 1er novembre 2026, demandez à votre certificateur quelle version du référentiel et du guide de lecture sera appliquée. Le guide de lecture en vigueur à ce jour est la version 9 du 8 janvier 2024.
Quelles questions sont posées pendant l’audit ?
Il n’existe pas de liste officielle de questions à apprendre. L’auditeur suit les indicateurs et cherche à comprendre comment votre organisme applique leurs exigences.
Les échanges peuvent par exemple porter sur les situations suivantes :
| Sujet | Exemple de question | Exemples de preuves citées par le guide |
|---|---|---|
| Information du public | Où un futur stagiaire trouve-t-il les prérequis, les délais d’accès ou les tarifs ? | Site internet, plaquette, conditions générales de vente |
| Conception | Comment analysez-vous le besoin avant la formation ? | Diagnostic préalable, compte rendu d’entretien, test de positionnement |
| Suivi et évaluation | Comment vérifiez-vous l’atteinte des objectifs ou gérez-vous un décrochage ? | Convocation, livret d’accueil, évaluations, procédure de relance |
| Moyens | Comment organisez-vous les ressources et la coordination des intervenants ? | Bail, registre public d’accessibilité, organigramme fonctionnel, ressources pédagogiques |
| Compétences | Comment vérifiez-vous les compétences d’un formateur externe ? | CV des intervenants, entretiens professionnels, plan de développement des compétences |
| Environnement professionnel | Comment réalisez-vous votre veille ou orientez-vous une personne en situation de handicap ? | Documentation institutionnelle, partenaires handicap du territoire, contrats de sous-traitance |
| Appréciations et réclamations | Montrez-moi une réclamation et ce que vous en avez fait. | Enquêtes de satisfaction, accusés de réception, tableau de suivi des améliorations |
Le bon réflexe n’est donc pas de préparer des réponses par cœur. Préparez-vous plutôt à expliquer une pratique, puis à montrer la preuve correspondante.
Non-conformité mineure ou majeure : les règles simples
Une non-conformité ne signifie pas automatiquement que votre certification est perdue.
Le guide de lecture distingue deux niveaux :
Mineure : l’attendu est respecté seulement en partie.
Majeure : l’attendu n’est pas du tout respecté.
Une nuance compte : 17 indicateurs ne peuvent donner lieu qu’à une non-conformité majeure, même lorsque le manquement est partiel. Il s’agit des indicateurs 4, 5, 6, 7, 10, 11, 14, 15, 16, 20, 21, 22, 26, 27, 29, 31 et 32.
Si la non-conformité est mineure
Vous envoyez un plan d’action dans le délai fixé par votre certificateur. La correction doit être mise en œuvre sous 6 mois et sera vérifiée lors de l’audit suivant.
Une mineure n’empêche pas la certification. Mais si elle n’est pas levée, elle devient majeure. Et 5 non-conformités mineures non levées au moment de la décision valent une majeure.
Si elle est majeure
Les actions correctives doivent être effectives sous 3 mois. Le certificateur les vérifie dans un délai maximal d’un mois avant de prendre sa décision. Cette vérification se fait parfois lors d’un audit complémentaire, à distance ou sur site.
Tant qu’une majeure reste ouverte, la certification ne peut pas être délivrée.
Lors d’un audit initial, l’absence de correction conduit au refus de certification. Lors d’une surveillance ou d’un renouvellement, elle conduit à une suspension, puis au retrait si rien n’est corrigé 3 mois après la notification de cette suspension.
Après un refus, une nouvelle demande pour la même catégorie d’actions n’est possible qu’après 3 mois et en démontrant la correction des non-conformités.
Le bon modèle mental est donc simple : une mineure doit être suivie, une majeure doit être corrigée avant la décision.
Audit de renouvellement Qualiopi : ne pas attendre l’échéance
L’audit de renouvellement Qualiopi intervient sur place avant l’expiration de votre certificat. La décision de renouvellement doit elle-même intervenir avant cette échéance.
Son déroulement reprend celui d’un audit initial. L’auditeur vérifie en plus les actions correctives décidées à la suite de l’audit de surveillance.
Le calendrier compte donc autant que la préparation. Si une non-conformité majeure est constatée, il faut disposer du temps nécessaire pour la corriger et la faire vérifier avant l’expiration du certificat.
Lorsque le renouvellement est accordé, le nouveau certificat prend effet le lendemain de l’échéance du précédent.
Préparer son audit sans fabriquer une usine à documents
Une préparation utile part des pratiques existantes et des dossiers réels. Pour un premier audit, un regard extérieur qui connaît l’autre côté de la table fait gagner beaucoup de temps : c’est le rôle de Lamia, auditrice Qualiopi, dans notre accompagnement Qualiopi.
Avant l’audit
- Relisez les indicateurs applicables à vos catégories d’actions.
- Vérifiez que les pratiques que vous décrivez sont effectivement mises en œuvre.
- Gardez les dossiers des actions accessibles, puisque l’échantillon n’est communiqué qu’à l’ouverture.
- Repérez les preuves qui permettent de démontrer plusieurs indicateurs au lieu de multiplier artificiellement les documents.
- Si vous avez déjà eu des non-conformités, contrôlez la mise en œuvre des actions correctives.
- Si votre audit intervient après le 1er novembre 2026, demandez au certificateur quelle version du référentiel et du guide sera utilisée.
Pendant l’échange
Répondez à ce qui est demandé, expliquez votre pratique et ouvrez la preuve correspondante. Si un même document permet de démontrer plusieurs exigences, utilisez-le. L’objectif n’est pas de produire du papier : il est de rendre votre fonctionnement vérifiable.
Lorsque l’auditeur relève un écart, profitez de la réunion de clôture, lorsqu’elle est organisée, pour bien comprendre le constat. Vous pourrez ensuite construire l’action corrective adaptée.
Audit à blanc Qualiopi : une bonne pratique avant le jour J
Un audit à blanc Qualiopi est une simulation réalisée avant l’audit officiel. Il ne remplace pas l’audit du certificateur et n’en prédit pas le résultat.
Son intérêt est pratique : reproduire la logique du contrôle, travailler à partir de dossiers réels et repérer les écarts avant que l’auditeur officiel ne les constate.
Il est particulièrement utile lorsque vous passez votre premier audit et connaissez encore mal la logique du référentiel, ou lorsque vous souhaitez vérifier que les corrections engagées après de précédentes non-conformités sont réellement visibles dans vos pratiques.
Un audit blanc utile ne consiste pas à vérifier qu’un dossier contient 32 ou 33 documents. Il doit poser la même question que l’audit réel : si je sélectionne une action au hasard, pouvez-vous me montrer comment vos exigences Qualiopi ont été appliquées sur ce dossier ?
Les erreurs fréquentes avant le contrôle
Préparer un seul dossier parfait
L’échantillon est communiqué à la réunion d’ouverture. Votre dossier le plus propre ne sera pas forcément celui que l’auditeur choisira. Préparez donc votre organisation, pas une vitrine.
Confondre procédure écrite et pratique réelle
Un modèle ou une procédure constitue une preuve possible, pas une conformité automatique. L’auditeur vérifie la mise en œuvre.
Accumuler les fichiers sans savoir les retrouver
Le jour de l’audit, une preuve inaccessible est difficile à présenter. Une organisation simple et maîtrisée vaut mieux qu’une arborescence remplie de documents dont personne ne connaît l’usage.
Oublier les non-conformités précédentes
L’audit de surveillance revient notamment sur les écarts de l’audit initial. Une mineure non levée devient majeure. Gardez donc les actions correctives dans votre suivi opérationnel après l’obtention du certificat.
Préparer des réponses plutôt que des preuves
Il n’existe pas de questionnaire officiel à apprendre. L’auditeur suit les indicateurs. Savoir réciter le référentiel aide moins que savoir montrer comment il vit dans votre organisme.
Comment Pulse vous accompagne jusqu’à l’audit
Chez Pulse, nous analysons votre situation et constituons avec vous les éléments que l’auditeur examinera : programmes, conventions, feuilles d’émargement, évaluations, preuves de conformité. Objectif : que n’importe quel dossier de l’échantillon tienne.
Lamia, cofondatrice de Pulse et auditrice Qualiopi depuis 4 ans, est présente aux côtés du client le jour de l’audit. Le suivi se poursuit ensuite pendant 12 mois par WhatsApp et par e-mail. Nous accompagnons aussi l’audit de surveillance et le renouvellement : revue de la conformité de vos dossiers et présence de Lamia le jour de l’audit. Pulse ne réalise jamais l’audit de certification de ses propres clients : celui-ci est toujours conduit par un organisme certificateur accrédité.
Si vous préparez votre certification, vous pouvez consulter notre accompagnement Qualiopi. Si vous n’avez pas encore votre NDA, notre accompagnement à la demande de NDA couvre cette étape préalable.
La question utile avant le jour J est simple : « Est-ce que je suis prêt ? » Autrement dit : si l’auditeur sélectionne aujourd’hui n’importe quel dossier de votre activité, pouvez-vous expliquer vos pratiques et retrouver les preuves correspondantes ? Pour faire le point sur votre situation, vous pouvez réserver un appel découverte.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un audit Qualiopi ?
La durée dépend du chiffre d’affaires formation, des catégories d’actions, des sites et du type d’audit. Pour un organisme sous 150 000 € de chiffre d’affaires formation, la durée de base est de 1 jour pour l’audit initial ou de renouvellement et de 0,5 jour pour la surveillance. Des suppléments s’ajoutent selon la situation.
Quand a lieu l’audit de surveillance Qualiopi ?
Il intervient entre le 14e et le 22e mois suivant l’obtention de la certification. Il se déroule normalement à distance, sauf dans les exceptions prévues : signalement, analyse de risque, échantillonnage de sites ou demande de l’organisme.
Peut-on passer l’audit Qualiopi à distance ?
L’audit de surveillance se déroule normalement à distance. L’audit initial et le renouvellement ont lieu sur place. Si l’organisme ne dispose pas de locaux dédiés lors de l’audit initial, le lieu est convenu avec le certificateur.
Peut-on réussir l’audit initial sans avoir déjà réalisé de formation ?
Oui. « Sans formation déjà réalisée, impossible de passer l’audit. » C’est faux. Pour un nouvel entrant, 11 indicateurs sont contrôlés à l’audit initial sur la formalisation du processus. Leur mise en œuvre sera vérifiée lors de la surveillance.
Une non-conformité mineure empêche-t-elle d’obtenir Qualiopi ?
Non. Une mineure n’empêche pas la certification. Elle doit cependant faire l’objet d’un plan d’action et être corrigée sous 6 mois. Si elle n’est pas levée, elle devient majeure. Cinq mineures non levées au moment de la décision valent également une majeure.
Un audit à blanc Qualiopi est-il obligatoire ?
Non. L’audit à blanc est une bonne pratique, pas une obligation. Il permet de simuler le contrôle, de tester des dossiers réels et de repérer des écarts avant l’audit officiel.
Pulse OF 360
Vous préparez votre certification Qualiopi ?
En 30 minutes, nous faisons le point sur votre organisme : les étapes, le délai et le budget à prévoir. Ensuite, vous décidez.
Rédigé par l’équipe Pulse OF 360
Pulse OF 360 accompagne les organismes de formation dans leurs démarches : déclaration d’activité (NDA), certification Qualiopi, enregistrement au RS et au RNCP, référencement EDOF. L’équipe réunit un dirigeant de plusieurs organismes de formation et une auditrice Qualiopi indépendante.



